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Comprendre le bail commercial : droits et obligations du bailleur et du preneur

Le bail commercial est un élément clé pour toute entreprise souhaitant exploiter un local à usage professionnel. Il encadre les droits et obligations du bailleur et du locataire, fixant ainsi les règles de location d’un bien destiné à une activité commerciale, artisanale ou industrielle.

Cependant, ce contrat spécifique obéit à un cadre juridique strict, et mal le comprendre peut entraîner des litiges coûteux. Quels sont les engagements des parties ? Comment fonctionne le renouvellement ou la résiliation ? Peut-on sous-louer un bail commercial ?

Dans cet article, Notacare vous explique en détail le fonctionnement du bail commercial, les pièges à éviter et l’intérêt de faire appel à un notaire pour sécuriser votre contrat.

Qu’est-ce qu’un bail commercial et qui est concerné ?

Le bail commercial est un contrat spécifique qui permet à un professionnel de louer un local destiné à l’exercice de son activité. Il s’agit d’un outil juridique essentiel, qui doit être soigneusement rédigé pour protéger à la fois le bailleur et le locataire.

Définition et cadre juridique du bail commercial

Le bail commercial est régi par les articles L.145-1 et suivants du Code de commerce. Il s’adresse aux commerçants, artisans et industriels inscrits au registre du commerce et des sociétés (RCS) ou au répertoire des métiers (RM).

Ce contrat offre une protection renforcée au locataire avec le statut des baux commerciaux, garantissant notamment :

  • Une durée minimale de 9 ans, sauf exceptions.
  • Un droit au renouvellement, sous conditions.
  • Un encadrement du loyer et des charges pour éviter les abus.

Différence entre bail commercial et bail professionnel

Le bail professionnel concerne les professions libérales (avocats, médecins, architectes, experts-comptables, etc.), tandis que le bail commercial est réservé aux activités commerciales, artisanales et industrielles.

Les différences principales sont :

  • Durée du bail : 6 ans minimum pour un bail professionnel, 9 ans minimum pour un bail commercial.
  • Droit au renouvellement : Uniquement pour le bail commercial.
  • Résiliation : Plus souple pour le bail professionnel (préavis de 6 mois).

Bien choisir le type de bail est crucial pour éviter des complications juridiques ultérieures.

Les droits et obligations du bailleur

  1. Le bailleur (propriétaire du local) a des obligations légales envers son locataire, mais il dispose aussi de certains droits qu’il peut faire valoir dans le contrat de bail.

    La mise à disposition du local et les règles à respecter

    Le bailleur doit fournir un local conforme à l’usage prévu et permettre au locataire de l’exploiter librement. Cela signifie qu’il ne peut pas imposer de restrictions non prévues au contrat.

    Il doit également :

    • Garantir la jouissance paisible des lieux sans interférer dans l’activité du preneur.
    • S’assurer que le local est conforme aux normes en vigueur avant la signature du bail.

    Les obligations d’entretien et de mise aux normes

    En général, les grosses réparations (charpente, toiture, mise en conformité avec les normes d’accessibilité ou de sécurité) sont à la charge du bailleur, tandis que l’entretien courant (peintures, réparations mineures) est souvent à la charge du locataire.

    Toutefois, le contrat de bail peut prévoir une répartition différente, d’où l’importance de bien négocier les clauses avant la signature.

    L’encadrement du loyer et des charges locatives

    Le loyer commercial est librement fixé entre le bailleur et le locataire. Cependant, son augmentation est encadrée par la loi :

    • Révision triennale : Le loyer peut être ajusté tous les 3 ans selon l’indice de référence des loyers commerciaux.
    • Plafonnement du loyer : En cas de renouvellement, la hausse ne peut pas être excessive, sauf en cas de modification significative des caractéristiques du local.

    Concernant les charges locatives, certaines dépenses ne peuvent plus être imputées au locataire (gros travaux, ravalement de façade imposé par la mairie, etc.).

Les droits et obligations du preneur (locataire)

Le locataire d’un bail commercial a des droits garantis par la loi, mais aussi des obligations contractuelles qu’il doit respecter.

Droit au renouvellement du bail : comment ça fonctionne ?

Le locataire bénéficie d’un droit au renouvellement à la fin des 9 ans, sauf si le bailleur justifie d’un motif légitime de refus (exemple : reprise du local pour exploitation personnelle).

Si le bailleur refuse le renouvellement sans motif valable, il devra verser au locataire une indemnité d’éviction, équivalente au préjudice subi.

Quelles sont les charges et responsabilités du locataire ?

Le locataire doit respecter les clauses du bail et assumer certaines charges, notamment :

  • Paiement du loyer et des charges dans les délais.
  • Entretien courant des locaux (réparations mineures).
  • Exploitation du fonds de commerce dans le respect des règles d’urbanisme.

Toute transformation majeure du local doit obtenir l’accord écrit du bailleur.

Peut-on céder ou sous-louer un bail commercial ?

Oui, sous conditions. La cession du bail à un tiers est possible, mais souvent encadrée par des clauses spécifiques. Le bailleur peut exiger son accord préalable ou une indemnité en cas de cession.

La sous-location, quant à elle, est interdite sauf mention contraire dans le bail. Il est donc crucial de bien analyser ces aspects avant de signer un bail commercial.

Résiliation et renouvellement du bail commercial

Quand et comment résilier un bail commercial ?

Un bail commercial est conclu pour 9 ans minimum, mais il existe plusieurs cas de résiliation :

  • À l’initiative du locataire : Tous les 3 ans, avec un préavis de 6 mois.
  • À l’initiative du bailleur : Seulement à l’échéance du bail ou en cas de manquement grave du locataire.
  • Résiliation amiable : Par accord entre les parties.

La procédure de renouvellement et le droit au maintien dans les lieux

Le locataire a un droit au renouvellement, sauf motif légitime du bailleur. La demande doit être formalisée 6 mois avant l’échéance du bail.

Si le bailleur refuse sans indemnité d’éviction, le locataire peut saisir le tribunal.

Pourquoi faire appel à un notaire pour un bail commercial ?

Sécuriser juridiquement le contrat

Un bail commercial engage des enjeux financiers et juridiques majeurs. Un notaire garantit un contrat clair, équilibré et conforme à la loi, en évitant toute clause abusive ou source de litiges futurs.

Éviter les litiges entre bailleur et locataire

Un bail mal rédigé peut entraîner des désaccords sur les charges, les réparations ou le renouvellement. Avec l’intervention d’un notaire, chaque clause est rédigée de manière précise pour prévenir tout contentieux.

Négocier des clauses avantageuses

Le notaire conseille le bailleur et le locataire sur la rédaction des clauses essentielles (durée, loyer, répartition des charges, conditions de résiliation) afin de sécuriser l’investissement et d’éviter toute mauvaise surprise.

Le bail commercial est un outil fondamental pour les entreprises et les propriétaires de locaux professionnels. Il est encadré par un cadre juridique strict, dont il est essentiel de maîtriser les subtilités.

Pour éviter les erreurs et garantir une location sécurisée, il est fortement recommandé de faire appel à un notaire spécialisé. Notacare vous accompagne à chaque étape, que vous soyez bailleur ou locataire, pour sécuriser et optimiser votre bail commercial.

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